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[OK] Eiréann Séafra
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Eireann Séafra
Londonien

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2007
Messages: 7
Localisation: Bas-fonds de Londres
Race: Vampire
Médium ?: Non

Message Posté le : 18/01/2009 03:02:00    Sujet du message : [OK] Eiréann Séafra Répondre en citant

Eireann Séafra a écrit:
Nom : Séafra, pour l'orphelinat du moins. Elle-même ne le connaît pas.
Prénom : Eiréann (de Eirinn signifiant Irlande), mais elle répondra plus facilement au surnom d’Ann qu’à ce prénom étrange, issu d’une culture qui lui est inconnue.
Sexe : Féminin
Race : Vampire
Age : 15 ans de vie mortelle, à peine quelques semaines de plus en tant qu’Enfant.
Métier : Un peu chapardeuse, un peu entremetteuse, mais catin jamais. C'est la seule concession qu'elle a toujours refusé à la misère. Malgré cela, Ann est une enfant des rues ; sa vie est faite de débrouille au jour le jour.

Clan : Technologie ou occultisme, pour une enfant de la rue… L’un comme l’autre relèvent du mythe. On y croit volontiers, avec même un certain respect prudent, mais non sans scepticisme et un soupçon de moquerie.
Quant à l'aspect vampirique de la chose, la plupart de ses frères de race n'ont que mépris pour une gamine sans nom, sans ascendance, ni statut social.

Famille : Morte ou inconnue. Ann a grandi dans un orphelinat londonien puis dans les rues, où les amitiés sont aussi brèves que l'espérance de vie générale.



En bref : Orpheline irlandaise, Eiréann grandit tant bien que mal dans un établissement de charité londonien où elle a été déposée à l'âge approximatif de quatre ans. Six ans plus tard, elle est jetée dehors et sommée de prendre en charge son existence. La gamine grandit ainsi dans les rues, y menant une existence marquée par la misère, le danger et une ardente soif de vivre.

Or une nuit, tout bascule. Amusé par son frais minois, son caractère rebelle et son immoralité joueuse, un vampire à l’allure aristocratique lui transmet le Don obscur. Mais ce qui marque pour Ann le début d’une nouvelle vie n’est pas davantage pour son maître qu’un jeu d’une nuit ; à la lune renaissante, l’enfant est une nouvelle fois abandonnée, seule avec ces dons qu’elle ne comprend pas, seule avec ces faiblesses nouvelles à apprivoiser…



Histoire : Pour un être humain, il est des commencements marqués par la richesse, la gloire ou le destin ; d’autres qui sont simplement le fruit du bonheur entre deux êtres.
Et d’autres encore qui naissent de la boue et tendent à y demeurer.

Le plus lointain souvenir d'Ann est celui d'une bagarre. La cause lui en est depuis longtemps sortie de l'esprit, mais il devait sans doute s'agir d'une broutille, à l'échelle des enjeux dérisoires et cruciaux des orphelinats. En revanche, elle se souvient sans peine de l'expression de l'autre fille, une grande blonde maigre de cinq ou six ans. Dans son regard terne, l'enfant qu'était alors Eiréann avait su deviner la détermination, la rage, et une haine froide pour tout ce qui était nouveau. En l'occurrence, elle.
Encore aujourd'hui, il lui suffit de fermer les yeux pour se remémorer les mèches sales encadrant ce visage crispé et les petites mains serrées autour de son cou à elle. Elle se rappelait aussi les cris d'une surveillante, puis le fouet qui était tombé indifféremment sur leurs deux échines. Mary ; son adversaire s'appelait Mary, comme toutes ou presque à l'orphelinat.
Elle l'avait retrouvée trois ans plus tard, pendue dans le dortoir ; et en plongeant le regard dans ces yeux ouverts, elle s'était fait la réflexion qu'ils n'avaient jamais été aussi vivants.

Si certaines des filles gardaient des souvenirs d'un "avant", de leurs parents ou d'une famille, Eiréann n'en avait aucun. Elle grandit donc sans regret du passé, et sans rêve ni pensée dépassant l'horizon de l'orphelinat. C'est peut-être pour cette raison qu'elle se coula sans peine dans le monde âpre qui lui était dévolu, devenant en moins de six mois la plus dure de toutes. Ce n'était pas réellement une meneuse, mais elle savait jouer des poings pour plier les autres filles à sa volonté. Ce qui ne l'empêchait pas de haïr tout ce qui pouvait ressembler à une bande, trop consciente que diriger c'est encore perdre sa liberté. La plupart la méprisaient plus ou moins hautement pour ses cheveux roux et son nom d'Irlandaise, mais elle n'en n'avait cure. Aucune ne cherchait plus à la contraindre de quoi que ce soit, et c'était tout ce qui importait.

Cette vie avait duré six ans en tout. Puis un beau matin, les registres ayant décrété qu'elle était assez âgée, on l'avait congédiée avec pour seules ressources une miche de pain et l'adresse d'une usine de textile où se faire embaucher. Elle tint trois jours avant de décamper, les mains rougies et insensibilisées par la vapeur. Une heure plus tard, les quelques piécettes qu'elle y avait gagné étaient envolées.

Ce qui suivit ensuite, Ann ne s'en rappelle pas volontiers. Elle eut le droit à l'habituel chant de sirènes vieillissantes et trop maquillées à propos d'une chambre gratuite et d'un bon repas, mais se montra assez indocile pour se faire mettre dehors presque aussitôt, laissant dans la chambre en question un homme aux mains crispées sur ses parties. Quelques expériences similaires lui enseignèrent à ne pas compter sur la bonté humaine, en particulier celle de tout individu portant pantalon. En revanche, elle apprit vite que leur générosité défaillante pouvait à l'occasion être achetée... ou mieux : volée. Elle y gagna des doigts assez habiles ma foi, et une morale suffisamment élastique pour se prêter à toutes sortes de contorsion.

A douze ans, elle trouvait des clients lambdas aux prostituées lambdas, des prostituées spécialisées à des clients aux désirs un peu particuliers, et à peu près tout ce qui pouvait se faucher ou s'acheter à vil prix, à à peu près n'importe qui prêt à débourser une commission. Parfois, elle renseignait la pègre sur les mouvements des bobbies, ou bien les seconds sur les agissements des premiers. Ou encore, quand la plupart de ses coins habituels se faisaient trop chauds pour elle, elle poussait jusqu'à Covent Garden pour y jouer les mimes sous les yeux ravis des privilégiés. Et de temps à autre, bien que rarement, ses mines amusaient assez les policiers pour lui éviter de se faire chasser en dix minutes.

Toutefois, le plus simple restait de piocher directement dans une bourse ce qu'elle mettait souvent une après-midi entière à gagner. C'est ainsi qu'un jour, visitant une poche dans la cohue du Bazar, elle eut la surprise d'y rencontrer d'autres doigts que les siens - animés a priori par les mêmes intentions. Dès cet instant, Xylia et elle furent comme deux laronnes s'ébattant dans la même foire. La petite brune farouche lui démontra qu'en matière d'habileté elle avait encore à apprendre, et Eiréann, en retour, prêta sa chambrette miteuse et ses "contacts" de distilleries clandestines aux beuveries de son amie. Ivres jusqu'au délire, elles passaient ainsi des nuits entières à se créer un monde sans homme ni Dieu, un monde sans riche ni pauvre... et finalement, un monde sans elles.
Cette amitié dura un temps puis leur chemins se séparèrent, sans heurt ni bouderie. La tête d'Eiréann commençait simplement à être trop connue dans le quartier de Xylia, et celle-ci venait de rencontrer un vieux mendiant musicien dont la figure ne revenait pas à son amie. Ann la laissa donc à sa nouvelle passion, et migra du côté de Soho.

Les premiers temps du moins, ce changement de quartier ne modifia pas tellement la vie de l'adolescente : elle se contenta de continuer ici ce qu'elle faisait là-bas, agonisant d'injures les ivrognes qui la prenaient pour une tapineuse. Elle louait à bas prix une chambrette sous les combles d'un bordel, dont la mère maquerelle l'envoyait ici et là lui rendre de menus services. La brave femme l'asticotait bien de temps en temps sur le gaspillage que représentait une femme sans un homme -voire plusieurs, mais elle semblait avoir compris que ce n'était pas pour ses attributs (au demeurant assez limités) que cette donzelle-ci était intéressante.
Pourtant, cette opinion était en passe de changer.

Ce soir-là, les rues de Soho brillaient de tous leurs feux, tandis qu'une foule plus dense qu'à l'ordinaire s'y démenait. Partout, des masques plus ou moins élaborés posaient des taches de couleur sur le gris de la ville, tandis toutes les femmes, jusqu'à la plus humble prostituée, étalaient encore plus de chair que d'habitude. Il régnait sur Londres une odeur de bière, de gin et d'opium, en cette nuit fiévreuse de Carnaval.
Perchée sur le toit du bordel, Eiréann avait fait le choix de sacrifier une soirée rentable afin d'éviter en contrepartie toute rencontre avec une des bandes de soudards lubriques arpentant les rues. Elle regardait donc de haut toute cette agitation, se délectant du spectacle. Ici, un quidam poussait des cris d'orfraie en constatant la disparition de sa bourse tandis que là, le tire-laine qui l'en avait délesté prenait une mine outrée en commentant le forfait avec des passants. Dans ce coin, une tapineuse était en train de flanquer une solide raclée à un client insolvable tandis que dans une allée, une ample rombière affublée d'un masque en plumes roses poursuivait de ses assiduités un soldat tout maigre. Ann tentait encore de reprendre son souffle devant l'air paniqué du petit homme, quand une voix résonna tout près de son oreille.

"Ton rire colore ma nuit, enfant..."

Son sursaut fut tel qu'elle se rejeta en arrière et fut à un cheveu de dégringoler du toit ; mais une poigne solide la retint, et son propriétaire l'attira à lui sans effort. Dans une vague de panique irraisonnée, Eiréann se sentit prise au piège -non pas tant de cette main que du froid mortel qui en émanait. Puis elle croisa le regard bleu de l'homme... et tout en elle fut emporté dans un flou irréel.
Elle ne garda par la suite que peu de souvenirs de cette nuit, mais chacun d'entre eux restait dominé par ces yeux magnétiques, presque iridescents. Ils étaient là, ces yeux, tandis qu'elle se revoyait parlant plus librement qu'elle ne l'avait jamais fait, son accent cockney ne lui paraissant d'un coup plus si plébéien, plus si honteux. Elle plongeait en eux avec adoration au moment où sa voix à lui avait vibré -dans l'air ? en elle ?- pour lui assurer qu'elle était une déesse, ou qu'elle le serait, et où elle l'avait cru. Puis il n'y avait plus eu qu'eux dans son esprit, alors que la nuit se faisait velours et la couvrait, la bordait, l'emprisonnait...

Et nous y voilà, dans la chambrette sale où elle niche d'habitude. Nous sommes le lendemain, ou quelques jours plus tard -des semaines peut-être, qui sait ? Eiréann s'éveille de ce qui lui semblerait être un cauchemar, ne seraient les marques sur son poignet, cette faiblesse... et cette faim dévorante.



Caractère : Dire d'elle qu'elle est "indépendante" serait un doux euphémisme. En réalité, son besoin de liberté peut rendre Ann aussi stupide qu'imprudente. Elle se braquera au premier mot d'un ordre ou d'un conseil, sans réfléchir à ce qui serait son intérêt. Elle est donc souvent insolente, trait de caractère qui s'agrémente chez elle d'un langage de charretier. De plus, elle a hérité de la rue une gouaille qui lui a attiré au moins autant d'ennuis que son sale caractère. Maigrichonne et la langue acérée, la combinaison n'est pas excellente pour une fille. Heureusement pour elle, sa débrouillardise compense. Un peu.

Les gosses des rues et les prostituées lui ont donné pas mal de surnoms, au fil des années ; mais le plus révélateur d'entre eux est "la rosière" -ou en d'autres termes, la pucelle. C'est vrai que la chose peut surprendre, à cette époque, pour une fille nubile de basse condition. Et pourtant, ce sobriquet vise juste ; l'adolescente est et compte bien rester vierge. Plus encore, elle affiche une haine absolue des mâles et de leur arrogance. Bref, il lui reste encore à le découvrir, mais elle est très certainement lesbienne.

Description physique : Eiréann est une gamine fluette. Son corps, peu développé pour ses 15 ans, porte les stigmates d'une vie dans la rue. Néanmoins, son visage est étonnement peu marqué par la misère. Elle a les traits fins, un minois de poupée, une petite bouche boudeuse et de grands yeux bruns. Ses origines irlandaises se lisent clairement sur elle : c'est la rouquine type, avec des cheveux auburn et un teint diaphane, presque maladif.

Pourtant, si le Don a effectivement transcendé ces atouts, il est difficile de s'en rendre compte avec aussi peu d'apprêts. Ann se coiffe à la garçonne (étant assez maigre pour se faire passer pour tel quand ça l'arrange), est en permanence couverte de bleus et d'écorchures, et a ce qu'il est tenu d'appeler une hygiène... assez approximative. Elle se farde parfois, et ressemble alors plus à une catin des faubourgs qu'à une nymphette.
Par ailleurs, elle affecte le plus souvent une démarche de petit caïd assez peu féminine, surtout la cigarette au bec et nippée à la va-comme-je-te-pousse.

Mais disons ce qui est : dans les rues de la Londres du XIX°, pour une femme qui ne vend pas ses charmes, il est infiniment préférable de passer pour un laideron...

Particularités : Une balafre sur le côté droit du cou, antérieure au Don vampirique et donc gravée à vie (si on peut dire). Il s'agit du souvenir d'un homme persuadé qu'une lame remplace avantageusement le charme.
Eiréann n'était pas du même avis.



Comment avez vous découvert le forum? : Tour de jeu
Avatar : Kroshka, par Eliara, et retouchée par mes soins pour coller aux couleurs du forum.
(Trouvé sur deviant art)

Vulnérabilités acceptées par le joueur : A priori, j'aurais envie de dire tout sauf la mort. Il va sans dire que tout ce qui laisse une trace irréversible sera à négocier par MP. Pour le reste, je n'ai rien contre l'effet de surprise.
C'est plus fun, non ? huhu

Quoi qu'il en soit merci pour la lecture et, j'espère, à bientôt IG !
(NB : si le fait que ce vampire nouveau-né soit laissé à lui-même pose problème, j'ai une généreuse proposition d'adoption de la part d'Alessandro Valentini !)

_________________


"I am no bird; and no net ensnares me. I am a free human being with an independant will,
which I now exert to leave you.
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Message Posté le : 18/01/2009 03:02:00    Sujet du message : Publicité

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Florelle St Just
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Message Posté le : 19/01/2009 23:37:06    Sujet du message : [OK] Eiréann Séafra Répondre en citant

Citation :
Elle y gagna des doigts assez habiles ma foi, et une morale suffisamment élastique pour se prêter à toutes sortes de contorsion.


Ahah, j'adore comme c'est dit.

Jolie, très bien écrite et très agréable à lire. Aucun soucis, à part comme tu l'a deviné toi même et si bien énoncé, le fait qu'elle soit nouveau né vampire et sans sire. Un vampire ne crée pas pour le plaisir - quoique, il doit bien en exister d'assez dérangés, mais... - et il est hautement préférable qu'elle ait un Sire. Que ce soit Alessandro semble un bon compromis ! Dans tous les cas, ne surtout pas oublier que dans les premiers jours de son existence en tant que vampire, elle ne sait rien, ne connais rien, et la présence de son Sire lui est indispensable, comme une mère l'est à un tout nouveau né.

Alors bon, brulons une étape, je déclare cette fiche validée et te fais confiance pour arranger correctement la liaison avec Alessandro. Je te souhaite un bon jeu.

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Eireann Séafra
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Localisation: Bas-fonds de Londres
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Message Posté le : 20/01/2009 01:06:49    Sujet du message : [OK] Eiréann Séafra Répondre en citant

Merci pour ton passage, Florelle ! Ça me fait plaisir de pouvoir déjà commencer à rp.
Par ailleurs, je pense ramener assez vite un nouveau joueur sur Enosh. C'est gentil, chez vous ;)

Et Alessandro, bonne chance avec ma petite peste...
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Message Posté le : 25/09/2017 10:49:44    Sujet du message : [OK] Eiréann Séafra

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