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Maelle Argantlowen
Sale peste

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Message Posté le : 02/06/2008 16:33:48    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

La petite fille avait terminé son cours et avait décidé de rejoindre son papa. La gamine était venue de la campagne à Londre à pieds, ce n'était pas aussi loin qu'il n'y paraissait. La gamine avait fait l'heureuse surprise à son papa et lui rapporta que le précepteur avait été fier d'elle pendant son cours. Le père fut au comble du bonheur et félicité chaleureusement sa délicieuse enfant. L'herboriste travaillait, Maëlle apprenait en regardant l'homme exercer. Toutefois, cette occupation avait des limites et l'enfant vint vite à s'ennuyer. Leuda, qui cédait aux caprices de la gamine, l'avait de nouveau laissé sortir. Le plateau de jeu du jour? L'enfant avait hésité longuement. Le terrain définissait souvent le type de jouet croisés. Chacune des différentes catégories apportaient un plaisir différent.

Maëlle se sentait d'humeur à taquiner un peu la haute société. C'était un des nombreux avantage de s'être fait adopter par son papa chéri. Il avait agrandi son espace de jeu d'une manière stupéfiante...même si l'enfant regrettait de ne pas pouvoir sortir la nuit à cause de dangereuses créatures. Elle aimerait tellement en croiser, dire qu'elle avait failli apercevoir un loup-garou..Rater une occasion pareille, fichus adultes. De plus, ce n'était pas en plein milieu de l'après midi qu'elle risquait de croiser un être de la nuit.

Ses petites jambes l'avaient conduite vers le point stratégique du jour. Ses grands yeux marron montèrent haut vers le ciel pour percevoir enfin la tête de la statue. Pourquoi les adultes se sentaient obligés de faire des objets si grand. Maëlle exécuta une révérence, qui n'était pas parfaite. Avec pureté dans les mains, l'exercice devenait plus délicat. Sa voix fluette retentit doucement dans le parc pour saluer et rabrouer gentiment sa peluche. Elle devait aussi montrer son respect à ce gardien du jardin. Pureté fit en premier le baise main à la statue, puis la fillette accomplit le même geste. Bien que cela soit inconvenant pour une demoiselle, il fallait obéir à cette coutume du parc.

Maëlle avait beau être une peste, elle n'en état pas moins une enfant. Le sourire joyeux sur son visage et sa petite bouille fraîche de bonheur était, pour une fois, parfaitement honnête. Elle ne se mit pas à courir, elle avait été bien élevée et savait se tenir sans une nourrice. Les yeux émerveillés devant les cages des oiseaux, les éclats de rire devant l'attitude de ses animaux. La petite fille se penchait délicatement au-dessus des plantes pour sentir leurs douce flagrances. La parfaite image de la joie enfantine et naïve.
Le tableau ne fut vrai que quelques secondes. Maëlle se lassait bien vite de ce genre de jouet. Franchement les oiseaux avaient des ailes et pouvaient voler. Youpi! Il n'y avait pas de quoi s'extasier pendant vingts minutes. Les plantes étaient bien jolies et sentaient bon, mais se révélaient complètement inutiles. L'apprentie alchimiste ne pouvait même pas donner la diarrhée avec de pareil produits...

La petite fille se dirigea vers une balancelle. Elle s'y assit et mit Pureté sur ses genoux. Doucement la petite se balançait, au son d'une chanson apaisant. Comptine enfantine, presque murmuré par une voie délicate d'enfant. Le sourire avait pris une autre chaleur, celui du bonheur calme et simple.
Maëlle observait le chemin qui passait devant elle. Le pari du jour, ne pas choisir son pion, mais laissait le hasard décider. La première personne qui passerait devant elle serait la victime....et celle-ci arrivait. La silhouette fut à peine aperçut que le plan fut mis à exécution.

L'enfant avait volontairement mal placé Pureté sur ses genoux. Elle chantait toujours sa chanson, mais la balançoire montait de plus en plus haut. La victime avait continué d'avancer sur le chemin et allait bientôt se retrouver juste en face de la balancelle. Un mouvement très léger des jambes était suffisant. La peluche en équilibre décolla en plein milieu d'un mouvement de balançoire.

Pureté fit un magnifique vol plané, pour atterrir sur l'inconnu du chemin. Tout de suite, la petite arrêta son jeu avec un air stupéfait. Rapidement, mais sans courir, elle se dirigea vers le jouet du jour. L'ai penaude, la gamine fit une révérence avant d'oser parler. Ses petites joues s'étaient empourprés de gêne:

« Excusez Pureté s'il vous plaît. »
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Message Posté le : 02/06/2008 16:33:48    Sujet du message : Publicité

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Xylia Stark
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Message Posté le : 02/06/2008 18:39:47    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

[je m'incruste =D]
Xylia venait de dérober une bourse à moitié vide, et n'avait croisé plus personne après sa victime.
Désemparée, elle s'était dit que, après tout, elle pourrait aller dans l'espèce de parc qu'elle avait vu plusieurs fois. Elle ignorait son nom, ne sachant pas lire. Cependant, elle avait vu qu'il fallait effectuer une sorte de rituel devant la statue de l'entrée, et s'était appliquée à imiter la gamine qu'elle avait observée.
Puis, une fois entrée, elle s'était promenée pour tenter de repérer une victime à détrousser, sans succès.
Mais elle fut en revanche la victime repérée par l'enfant qui se balançait.
Il faut croire que la petite avait bien visé. Xylia reçut la peluche "en pleine face".
Elle commença par se dire qu'elle n'avait décidément pas de chance... avant de voir le visage de la gamine.
Cette expression dégoulinante de mièvrerie, ces yeux plissés et cette manière de sourire en se dandinant à moitié... Combien de fois l'avait-elle fait elle-même, petite ?
Et pour une fois, elle avait envie d'embêter un peu le monde. Surtout que la gamine avait l'air... d'une enfant gâtée.
Et une enfant gâtée, c'est presque toujours une peste.
C'est très puéril de jouer avec les pestes.
Et elle, elle était terriblement puérile.
Elle tenait le jouet dans la main, et fixant la petite fille, demanda comme si elle pensait tout haut:
"... Tu y tient, à ta peluche ?"
Et, sans attendre la réponse, courut quelques mètres.
Elle se retourna pour crier:
"Je vais me cacher dans le parc ! Si tu me trouve, je te rendrais ta poupée sans insister !"
Plantant là la petite, elle couru se cacher, hurlant de rire comme jamais.

[c'est bien ? o_o]
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Maelle Argantlowen
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Message Posté le : 03/06/2008 23:52:57    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

Le hasard était un pion du jeu assez amusant. Il permettait toujours de pimenter une partie. Par exemple: allez dans un jardin huppé pour embêter de la haute, rajoutez un peu de hasard...et paf, la victime se retrouve être une enfant de la basse société. Maëlle, en se rapprochant de la victime avait fait se constat plutôt amusant. Son jouet du jour était dans un lieu où elle n'avait pas sa place.
Malgrès les vêtements, qui montrait clairement son origine. La petite fille avait été polie et courtoise.

L'adolescente avait adopté une tout autre attitude. Les yeux de Maëlle s'écarquillèrent à la première réplique. A l'intérieur, la petite peste était tendue comme un arc. Elle sentait le mauvais coup arriver. A l'intonation de la voix de son interlocutrice, à son attitude. Maëlle vit l'autre partir en courant mais n'émit pas un cri, pas une supplique.

Le rire insouciant parvint à ses oreilles, un sourire sadique s'afficha sur cette bouille d'ange. Que la bécasse s'amuse tant qu'elle pouvait. Maëlle n'allait pas la laisser partir comme cela. Cette chienne avait osé enlever Pureté, osait tenter de rivaliser avec elle. Quelle crétine, quelle ignare. Maëlle allait lui donner une bonne leçon.

La petite fille ne courait pas. Elle n'irait pas donner une image d'elle mal élevée,ce n'était pas la peine. Elle emprunta un chemin dans le même sens que Xylia. La gamine ne la poursuivrait pas seule. Le parc avait une telle taille et la kidnappeuse était bien plus rapide qu'elle. Ce qu'il lui fallait: des renforts. Où allait elle les trouver? Dans le parc même bien sûre.

La petite poursuivit son chemin jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait. Elle tomba enfin sur le jardinier tant recherché. Les yeux larmoyant, elle se dirigea vers lui en parfaite petite comédienne. Maëlle joua sans fausse note la petite fille effrayée et traumatisée par ce qu'il vient de lui arriver. Elle raconta qu'elle s'était faite agressée et volée. Elle lui expliqua qu'une adolescente lui avait prit sa peluche, mais aussi sa bourse. Chose vraie puisque la bourse était cachée dans Pureté. Maëlle lui donna la description de Xylia, la couleur des cheveux, des yeux. Elle détailla aussi la tenue. Les vêtements usés, sales, crasseux, la cape brune flottante. Le jardinier assura à l'enfant que la voleuse allait être retrouvée. L'homme partit en courant. Il allait demander du renfort auprès de ses collègues.

Maëlle n'était pas satisfaite. Elle ne le serait qu'une fois la voleuse rattrapée. La petite se mit aussi en chemin pour attraper l'autre demoiselle. La fillette s'aidait des passants. Une gamine des rues dans un parc si huppé, comment cela pourrait-il être discret?
Les gens qui avaient croisé son chemin en parlaient avec mépris et horreur. La petite fille arrivait de leur conversation en pleure, l'air perdue. Timidement, gênée, elle leur expliquait son malheur. La petite châtain les menait progressivement à voir une chose: la tâche croisée et sa voleuse ne faisait qu'un. Quelques adultes eurent même la bonté d'âme d'aider les jardiniers pour retrouver la sale gamine. Il ne fuent pas nombreux, pour ne pas dire très rare...mais c'était toujours une ou deux personnes de gagnés

Cela faisait toujours quelques pions en plus pour le jeu du chat et de la souris. Il y avait aussi une autre raison. Il y avait eu contact entre les adultes et la jeune demoiselle. Une gamine qui s'était élevée elle-même, dans la rue, pour qui l'art du pickpocket n'avait plus aucun secret. Vous avez saisi?
Maëlle dérobait des bourses, qu'elle jetait dans les massifs de fleur, sans se faire voir.
Le but était que ces voles soient mis sur le dos de la voleuse pourchassée. Une conclusion, un pas que franchissait facilement une foule, sans besoin de beaucoup d'aide.

L'agitation se faisait sentir autour de la petite et parcourait de manière anormale le parc. Plusieurs personnes cherchaient à présent l'intruse. Le cafard qui avait osé pénétrer ces lieux, qui n'était point fréquenté par ceux de son genre, qui avait osé s'en prendre à leur classe. Un homme cria. Il avait repéré Xylia. Son cri ramena plusieurs personnes. Maëlle suivait le tout de loin. Le visage baignant de larme, dans les bras d'une gentille lady qui la soutenait dans cette épreuve. Le jeu était bien amusant.
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Xylia Stark
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Message Posté le : 04/06/2008 16:16:58    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

La voleuse, loin de s'effrayer, s'amusait follement. En fait, elle en avait eu assez de ses petites proies distraites, pas fichues de sentir que leur poche était étonnamment légère. Bon, elle l'avait peut-être un peu, voir beaucoup cherchée, mais la gamine avait le mérite d'être terriblement intéressante, même si elle avait manifestement l'habitude de mener son monde. Ah, les enfants de nos jours...
Elle rit un peu, bousculant de dignes dames poudrées ou d'élégants dandy de noir vêtus, songeant qu'elle-même, à cet âge...

Xylia s'était plusieurs fois amusée à embêter les enfants. Immanquablement, les pauvres choses s'empressaient de la poursuivre, avec force cris et pleurs. Pourtant, quelques mètres de plates-bandes et de passants huppés plus loin, elle se retourna. Visiblement, elle n'était pas poursuivie.
"dites-donc... mademoiselle est intelligente, avec ça !" pensa-t-elle mi-figue mi-raisin.
Si la gamine ne l'avait pas poursuivie, c'était soit qu'elle était trop surprise pour le faire, soit qu'elle était allée chercher du renfort. En général, l'instant de surprise ne dure pas. Elle avait donc cherché du renfort.
Très bien.
Elles allaient jouer, toutes les deux.

La petite avait les apparences (quelles apparences ? Elle l'avait effectivement volée !), et les adultes pour elle.
Elle, elle avait quelques années de plus, un peu d'expérience de la fuite, la vitesse et... un chat.
Chat qui avait disparu d'ailleurs, mais dont elle aurait eu besoin.
En d'autres circonstances, Xylia aurait adoré la fillette. Mais dans leur grande puérilité, elles s'étaient faites ennemies.
Xylia, au détour d'un sentier, aperçu un couple de jeunes gens roucoulants. Tant qu'elle y était à se faire poursuivre, autant que ça soit pour quelque chose.
Elle délesta donc le couple en douceur, sans troubler leur verbiage sirupeux.
Puis il lui vint une idée.
On pouvait la chasser, certes, mais pourrait-on l'arrêter ?
Elle reposa délicatement les shillings dérobés à leur place et, ô raffinement, glissa la peluche avec.
Elle s'éloigna un peu, contemplant son oeuvre.
La poupée dépassait largement du manteau de l'homme (qui, distrait par les charmes de sa compagne, avait totalement oublié le monde environnant). Si quelqu'un le voyait, même de loin, il ne pourrait pas rater la poupée. En revanche, le parc était si grand...
La fillette déjouerai peut-être l'astuce.
Mais cela faisait partie du jeu.
Lorsqu'on joue une partie d'échec, il faut cependant feinter pour arriver à l'échec et mat...
Son petit plan était prêt.
Elle observa soigneusement les alentours sans plus se préoccuper du couple.
Haha. Un arbre. Et là-bas, la grille du parc. Il devait y avoir à peu près 5 mètres, à vue d'oeil, entre l'arbre et la grille. De l'autre coté de la grille, un autre arbre. Deux branches à mi-hauteur se rejoignaient superbement. Le seul problème, ce serait les pointes de la grille. Mais bon, pour deux égratignures... Le tout serait dans la synchronisation.

Xylia hésita. Elle pourrait escalader la grille dès maintenant, et laisser la petite se débrouiller.
Un miaulement retenti.
"Ah te voilà, toi ! où étais-tu passé ?" sermonna-t-elle.
Le chat lança un miaulement plaintif.
"Miaou, miaou, c'est pas une excuse ça !"
Puis elle se rendit compte de son erreur. Le couple, l'entendant, s'était retourné.
"Quelle quiche !" hurla-t-elle silencieusement.
Elle tapa légèrement du pied, trois fois, à l'intention du chat. Un petit signal qu'elle avait mis environ un an à lui inculquer, mais qui lui avait déjà plusieurs fois sauvé la mise.
"Bonjour, salua-t-elle avec une révérence, je sais que ma place n'est pas ici. Voyez vous, je cherchais mon chat, et l'ayant trouvé, je peux repartir." Son excuse n'était absolument pas crédible. Elle le savait. Mais elle avait juste besoin de quelques secondes.
La dame hurla. Cependant, le chat était déjà grimpé à l'arbre, et miaulait plaintivement.
"Excusez moi, je dois décrocher mon chat".
Elle escalada l'arbre tandis que la foule des bonnes gens se massaient dessous, suivis de prêt par la pauvre victime de ce vol sans nom, qui pleurait tout ce qu'elle pouvait dans les bras d'une forte femme.
A la vue de l'expression de la fillette, Xylia retint un sourire. Elle était très douée pour la comédie. Plus qu'elle.
"Excusez-moi, lança Xylia à la cantonade, pourriez-vous m'aider à descendre mon chat ? L'imbécile s'est prit dans les branches..."
Disant cela, elle s'était approché du chat minuscule, qui ouvrait discrètement la voie.
Xylia n'était plus qu'à un mètre de la grille. La branche ployait mais pas de manière inquiétante. Tout dépendait de la réaction de la dame sur ce plateau.
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Maelle Argantlowen
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Message Posté le : 05/06/2008 13:26:48    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

La foule se pressa autour de l'arbre. Maëlle remarqua tout de suite sa peluche dans le manteau du monsieur et elle ne fut pas la seule. Un adulte fit la remarque au jeune homme qui découvrit l'étrange animale avec un étonnement certain et pour le moins bruyant. Il jura au grand Dieu qu'il ne savait pas ce qu'était cette chose . Maëlle se renfrogna, elle n'aimait pas que l'on parle de Pureté de cette façon.

Pendant que le jeune homme faisait son bazar, Xylia avait lancé l'excuse du chat dans l'arbre. Les yeux plein de larmes, la petite fille cria d'un ton où la détresse perçait:

« C'est elle la voleuse, c'est elle qui a prit ma peluche. »

La dame semblait un peu indécise, mais le jeune amoureux vint à la rescousse de Maëlle. Le nounours avait été mis dans son manteau, or cette fille était à côté et clairement accusé du vol. Il n'y avait pas à tergiverser, c'était cette sale môme la responsable de toute cette histoire. C'était beau un adulte qui cherchait par tous les moyens à se disculper. Maëlle était certaine d'une chose, elle aurait pu accuser n'importe qui dans cette noble assemblée, ce type l'aurait accusé avec autant de fermeté.
Les yeux de la dame qui abritaient la petite fille se durcirent. La décision avait été prise et la peste remerciait le côté bovidé de la nature humaine.

« Descend de la tout de suite misérable ou l'on viendra te chercher. »

Le tronc était à présent cerné par un certain nombres de gens. Maëlle alla reprendre sa peluche et la serra tendrement contre elle. Pureté était de nouveau là, mais la vengeance n'était pas encore accomplie. Au passage, elle piqua la bourse du jeune homme. La chose était vraiment aisée. Ils avaient tous le nez en l'air et observaient la gamine des rues. Peut être que celle-ci la verrait, mais que pourrait elle dire. Le petit ange mit la bourse dans sa peluche avec le reste de son argent. Si l'autre avait le malheur de la dénoncer, cela se retournerait contre elle. En fait, Maëlle souhaitait que l'autre fasse cette bêtise.

La petite fille regarda la scène. L'arbre, la grille. La fille des rues allait pouvoir s'échapper, mais pour l'instant, elle ne pouvait plus bouger. Toutes les personnes la fixer de manière si intense, le moindre mouvement était perceptible. Pour aller de l'avant sans déclencher un mouvement de foule, Xylia n'avait d'autre choix que de le faire rapidement. Sauter au-dessus des grilles en surprenant tout le monde...Mais Maëlle n'était pas décidé à lui laisser cette voix là ouverte.

La dame ne s'occupait plus d'elle puisqu'elle était avec l'amoureux au pied de l'arbre. Maëlle, encore un peu tremblante, se rapprocha d'un gardien. Elle prit la manche du jardinier qui tourna son nez vers elle. La petite fille lui murmura alors que la branche était bien proche de la grille et que l'autre petite fille allait pouvoir se sauver. La réception du saut serait certainement douloureuse, mais au moins elle échapperait aux adultes....Surtout que certain avaient découvert leurs poches vides et accusaient ouvertement la petite sur l'arbre. Des ordres virulents pour que Xylia descende furent donnés.

Le gardien ne pouvait pas permettre que la voleuse s'échappe. Il sortie un trousseau de clé et se mit à courir. Il donna l'ordre à un collègue de le suivre, tandis que les autres restaient en place. Pour surveiller la situation et agir en conséquence.
Maëlle ne savait pas s'ils allaient l'attraper ainsi. Mais l'effet de surprise était à présent gâché, de plus, ils avaient gagné du temps pour la course poursuite. La petite fille ne savait pas où les gardiens allaient sortir. Il y avait des portes réservées à ceux qui travaillaient en ces lieux. Peut-être qu'il y en avait une pas trop loin? Cela, elle n'en avait aucune idée.
Mais ce n'était plus la peine de se perdre en hypothèse. A présent il fallait suivre l'évolution de la situation. À commencer par les réactions de l'autre gamine.
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Xylia Stark
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Message Posté le : 05/06/2008 18:00:34    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

Mais oui mais oui, cause toujours ma petite. Même me rouer de coups de ne ferait pas pleurer, donc n'espère pas me faire regretter.
Quoique, puisqu'on en était à parler de pleurer, il y aurait bien une chose qui pourrait la faire pleurer...
Xylia serra les poings. Le premier qui tenterait ne serait-ce que pour rire de faire ça, elle le tuerai sans hésitation.
Mais ce n'était pas le moment de penser à ça.
Soudain, elle vit Maëlle faire soigneusement les poches de quelques personnes.
A ce moment précis, la femme la somma de descendre.
Goguenarde, la voleuse lança :
« Venez donc ! »
Elle doutait qu'un seul personnage de cette assistance soit prêt à salir ses beaux habits en escaladant le résineux.
Et quand bien même il y en aurait eu un, elle doutait qu'il oserait monter jusqu'au faîte de l'arbre. Xylia n'avait rien d'exceptionnel, si ce n'est son talent à voler ; cependant, elle n'avait jamais eu le vertige et de nombreuses fois avait dû grimper aux arbres pour, notamment, éviter les crocs canins de quelques corniauds coriaces. D'où, évidement, une certaine expérience de la chose.
L'homme des deux roucoulants l'accusa avec force vociférations. Il n'était pas sans ressembler à une espèce de singe agité qui voulait persuader qu'il avait raison. Le genre d'homme qui se croyait volontaire et intelligent sans l'être. Les pires.
D'autres personnes l'accusèrent d'avoir volé leur bourse. Xylia haussa un sourcil et regarda Maëlle d'un air pour le moins interrogatif. Et justement, elle faisait bien de regarder : la petite, avec force tremblement et larmes, était en grande discussion avec un jardinier. ( A ce moment, Xylia pensa à une sorte de gelée ou de flan tremblotant et dégoulinant. Cependant, ce n'était pas le moment de faire de l'esprit. Zonnier, ahahaha. Oups. )
Les personnes en bas continuaient de lui dire de descendre.
Bande de poules mouillées.
Xylia leur rit vaguement au nez, fixant le jardinier.
Jardinier qui courait à présent avec un de ses collègues vers les grilles.
« Oho... de mieux en mieux. »
Bon, la partie se corsait. Elle avait trouvé adversaire à sa taille. Cependant, croisant le regard de la gamine, Xylia sut, sans savoir pourquoi, que Maëlle avait peut-être fait de même.
Xylia mourrait d'envie de la faire tomber sur un os.
Elle engloba la situation d'un regard, comme elle avait apprit à le faire.
Pour elle : l'expérience, la connaissance de Londres jusqu'à ses catacombes, la vitesse, l'agilité. Les dandys et ladies en-dessous étaient trop bien élevés pour avoir appris à courir comme dans les rues... Technique utile, sans aucun doute plus que la vitesse elle-même. Qu'elle avait déjà pour elle.
Pour Maëlle: ses talents de comédiennes, la foule, peut-être l'argent en cherchant. L'intelligence aussi sans doute, peut-être. Et, manifestement, elle avait vécu dehors, pour arriver à subtiliser ainsi des bourses.
Bien.

Sans prévenir, elle fit mine de partir en courant de l'autre côté de l'arbre, vers le jardin. la masse de la foule, comme aimantée, la suivit sans broncher, hurlant qu'elle allait s'échapper ! Les jardiniers eux-même ne savaient plus trop s'il n'auraient pas mieux fait de rester de l'autre côté. Puis, sans temps mort, elle fit volte face, sauta de l'autre côté de la grille, se réceptionna sur un jardinier qui voulait la cueillir de l'autre côté. Une bonne chose, n'ayant pas de chaussures pour protéger ses pieds.
Sans laisser le temps à l'autre jardinier bedonnant d'arriver, elle s'élança vers les rues de Londres, hurlant:
« Rattrapez moi pour voir ! »
Maëlle, toute comédienne qu'elle soit, ne pouvait décemment pas monter tout Londres contre elle.
D'une part, les prisons étaient pleines. D'autre part, elle connaissait un peu trop de monde elle-même du côté du peuple.
Et puis... il était ridicule d'incarcérer quelqu'un pour un vol de peluche. Surtout qu'elle l'avait rendue indirectement.
Non, ce qui l'attendait si elle se faisait prendre, ce serait assurément des coups de bâtons décochés par un dandy transpirant dans son costume serré. Et puis après, ils la laisseraient à sa boue.
Enfin bon. Direction : les catacombes, histoire de ressortir dans son quartier par une "certaine sortie"...

[doute: on doit pas ouvrir un topic dans les rues de Londres/catacombes après, vu qu'on change de lieu ? :S]
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Message Posté le : 08/06/2008 21:56:23    Sujet du message : PVNI Répondre en citant

Maëlle regarda l'autre enfant encore perché sur l'arbre. Elle se comportait en bonne fille des rues: Provocante, insolente, désobéissante. La petite contempla de nouveau la scène. Deux jardiniers du côté du jardin, deux du côté de la grille. Quel que soit le chemin choisit par la voleuse. Elle aurait quelqu'un au trousse. L'efficacité des jardinier et des autres hommes pimpans était douteuse. Il n'y avait dans cette foule aucun semblant d'homme rapide. Toutefois, Maëlle devait se contenter de ce qu'elle avait sous la main.

Comme toute la foule, elle vit la fille prendre le chemin vers le jardin. Choix illogique, ou plutôt utile pour créer un effet de surprise. Ce qui fut exactement le cas. Les jardiniers prient au dépourvus se révélèrent de parfait incapables. Ce que les adultes pouvaient être gauches, inutiles et lourds. Ils se prétendaient supérieur aux enfants sur bien des points, pourtant les berner se révélait d'une facilitée déconcertante.

La voleuse partie en criant une dernière provocation, la petite ne la releva pas. Il était inutile de courir après Xylia. La voleuse avait pris trop d'avance sur elle, qui devrait faire le tour pour trouver une grille ouverte. Avec ce détour, elle ne pourrait pas suivre l'autre gamine puisqu'elle ne pourrait pas voir le chemin emprunté par cette dernière. Les jardiniers étaient partis à sa poursuite, mais l'espoir qu'ils la ramènent était quasiment nulle. L'autre enfant devait connaître Londre et ces moindres recoin comme sa poche. Avantage qu'elle avait certainement sur ses poursuivant, quoiqu'un jardinier ne décendait pas des beaux quartiers.

Maëlle regarda sa peluche de manière dubitative. Elle n'avait pas gagné puisque l'autre s'était sauvée...Oui, mais elle n'avait pas perdue puisque Pureté était de nouveau dans ses bras et que l'autre enfant fut littéralement chassé. Egalité alors, peut-être ....
Elle serra fort dans ses bras sa peluche favorite. La foule commença à se disperser en râlant. Il n'y avait plus rien à voir, plus de raison de rester. Ils auraient au moins une aventure palpitante à raconter à leur prochaine soirée mondaine ou à leur prochain thé. Sur l'instant il râlait, au fond d'eux ils étaient contents de pouvoir faire leurs intéressants, de pouvoir insulter et rabaisser les incapable de jardinier.

Maëlle alla voir la dame qui l'avait pris sous sa protection pour la remercier. La démarche n'était pas seulement due à la politesse. Cette dame faisait partie des gens vraiment gentilles, donc facilement exploitable. La dame lui assura que ce n'était rien. Comme le souhaitait l'enfant, l'adulte lui proposa de la raccompagner chez elle. L'instinct maternelle chez une femme pouvait être quelque chose de remarquable...Tant que cela ne s'intégrait pas de manière durable dans leur ferme, Maëlle n'avait rien contre.

La dame prit la main de la petite et toutes deux sortirent du parc, direction la boutique de son père. Maëlle comptait bien que cette dame lui offre quelques sucreries pour la dure épreuve passée avec courage. Il fallait bien tirer un maximum de profit de la situation, mais il était encore trop tôt pour lancer la conversation à ce sujet.

Quand à Xylia, Maëlle grava son visage. Leur jeu n'était pas fini puisqu'il n'y avait aucun vainqueur. Il y avait de grande chance qu'elle se rencontre à nouveau. La gamine verrait à gagner la partie la prochaine fois, puisqu'il ne pouvait y avoir qu'un vainqueur: elle.
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