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L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tot
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Lies Aislin
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Message Posté le : 29/01/2008 14:04:59    Sujet du message : L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tot Répondre en citant

[revenons au lieu de nos premiers pas]

Une fine silhouette de noire vétue se détacha clairement de l'épaisse brume que le petit matin laissait planer sur Londres et ses jardins. Lies aimait bien le brouillard pour la qualité mystique qu'il offrait au monde qui l'entourait, mais surtout pour son utilité à dissimuler qui voudrait se promener sans être remarqué. Certes, le noir n'était pas la couleur qui se fondait le mieux dans la brume, mais quelques heures plus tot, avant que le soleil ne perce les nuages et n'offre une lumière blanchatre au monde, il avait été presque invisible aux yeux de tous.
D'ailleurs, il était amusant de constater que la croyance populaire avait associé la nuit avec les morts, et par extension les nécromants, alors qu'il aurait pu tout aussi bien officier de jour. Mais la nuit était l'amie de la discrétion... et autant ne pas décevoir ceux qui pensaient que la nuit était source de mystères et de dangers. Il avait tout intéret à ce que la nuit reste un domaine où la plupart n'osait s'aventurer. Les vampires, il pouvait se défendre face à eux. Il n'était pas non plus démuni face à la plupart des voleurs, et dans cette partie de Londres, il y avait des choses bien plus intéressantes à détrousser qu'un homme à l'apparence fragile et guère riche.

Aussi marchait-il d'un bon pas, son oeuvre accomplie dans le secret de la nuit. Tout à l'heure, quand les premiers ouvriers se précipiteraient à leur poste dans l'usine, ils auraient rapidement de mauvaises surprises. De quelle nature, il n'en avait aucune idée - les esprits ramenaient à la vie, du moins sur le monde des vivants, ne se comportaient jamais de la même manière. Une chose était sure par contre : ils n'étaient pas contents d'être là, et ceux qui seraient à leur portée sentiraient passer leur mécontentement, suffisament pour bloquer l'endroit pendant quelques jours, voir bien plus. Tout dépendrait de la faculté des propriétaires à faire venir un exorciste dans un délai suffisament rapide pour que ses ouvriers ne soient pas suffisament effrayés pour revenir de travailler sur les lieux.
Enfin, ce n'était plus son soucis, et il avait fait ce pour quoi il avait été payé gracement par un concurrent direct de cet entreprise. L'homme n'avait pas remarqué le dégout apparent du nécromant en parlant de l'industrie, tellement gonflé de sa propre importance et de son idée de génie. Il se demandait si il y aurait rétribution... Peut être pas. Si les hommes d'affaires lui semblaient fourbes et méprisables, tous n'osaient pas avoir recour au surnaturelle pour leurs affaires. Peur, superstition, ou refus de croire, toutes les opinions étaient valables.

Il fit quelques pas de plus et se laissa tomber un des bancs de bois qui meublaient l'allée piétonne du square. Ses jambes, jusqe là assurées, lui avaient rappelées la fatigue accumulée, toutes les heures de sommeil qu'il avait oublié de prendre, et surtout toute la vie que lui avait volé les esprits qu'il avait invoqué. Un soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes et il leva son visage vers le ciel, les yeux fermés, à la recherche d'une chaleur solaire hypothétique. Le froid se faisait plus mordant, et il savait sans les regarder que ses mains tremblaient, pourtant bien à l'abris dans son manteau, enveloppées dans des gants épais. Le froid qu'il ressentait n'avait rien à voir avec celui de cette fin d'hiver, mais tout avec celle de la terre froide des tombes, avec le froid d'un cadavre. A offrir son énergie vitale à tous les vents il n'en avait plus vraiment assez pour lui.

Lies imposa à son corps fatigué de ne plus frissoner violement. Déjà les muscles de ses épaules étaient douloureux et contractés. Il se laisserait quelques minutes à se reposer avant de repartir.
Le destin est parfois taquin, car au moment où il s'accordait ce répis tant mérité, il sentit la présence familière d'un esprit non loin. Où ? La statue non loin peut être ? Il était possible que l'objet soit le lieu de repos de quelqu'un qui y était attaché de son vivant. Il ne connaissait pas assez l'histoire du lieu pour savoir si il y avait eu des morts violentes dans ce square.

Il détourna le regard. Ce n'était pas son soucis. Peut être s'amuserait-il à convoquer un exorciste à l'endroit, sans lui dire d'où venait la requête ? Cela pourrait être amusant, surtout avec un de ces exorcistes à la solde de l'Eglise, tellement surs de leur importance et du Bien de leur mission.

Un chien aboya, provoquant un deuxième sursault chez le nécromant. Il semblait qu'il ne trouverait pas de repos à cet endroit.

[ réservé, j'ai quelqu'un à embéter]
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Message Posté le : 29/01/2008 14:04:59    Sujet du message : Publicité

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Florelle St Just
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Message Posté le : 31/01/2008 17:53:50    Sujet du message : L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tot Répondre en citant

Il y avait déjà bien longtemps que Florelle ne tenait que peu en consideration l'horloge du temps. Mais cette manie avait eut tendance à s'accentuer ces derniers jours, fouillant dans des livres sans relaches pendant plusieurs jours avant de dormir d'un sommeil de plomb, et de finalement se relever avec des cernes un peu trop accentuées sous les yeux. Il avait cessé de fréquenter ses lieux préférés, changeant de bibliothèque, faisant jouer son nom pour obtenir des laisser passer dans divers endroits ou ils récupéraient livres et documents, ou les consultait sur place le cas écheant. Les informations recherchées étaient diverses. Il y avait la autant de la lignée d'exorciste, que des 1eres manifestations outres tombes, en passant par bon nombre de questions métaphysique sur l'après. Sur la vie. Qu'est ce qui était consideré comme vivant, finalement ? Que signifiait réellement mourrir ? Si l'âme pouvait rester sur terre par la simple force de ses regrets, n'était ce pas la le signe que l'âme était bel et bien immortelle? Si elle pouvait rester sur terre sans envellope charnelle, et ce durant des années, il était impenssable qu'elle souhaite disparaitre. C'était d'ailleurs bien la la raison de l'existence de l'exorciste. Aucune âme ne pouvait souhaiter réellement disparaitre. Cela ne faisait il peu d'eux des assasins ?

Il ne savait pas exactement d'ou lui était venue cette idée. C'était un peu comme si elle avait toujours été la, et s'était finalement décidée à revenir à la surface, envahissant tout son esprit. Et avec elle bon nombre de doutes qui avaient rythmés son existence et s'étaient amplifiés depuis qu'il fréquentait - même si le mot était un peu abusé - Cain. Cain. Un simple et nom, et beaucoup trop d'émotions. Peut être aurait il mieux vallut qu'il ne le rencontre jamais, cet idiot arrogant qui le méprisait ouvertement. Qui tuait les esprits de telle manière.
Florelle secoua la tête, mordillant l'ongle de son pouce tout en avançant en zigzag, bifurquant à chaque fois qu'il appercevait un obstacle dans son champ de vision limité. Il était étonnant qu'il ne soit pas encore rentré dans un arbre ou un lampadaire d'ailleurs, mais son comportement dénottait un entrainement régulier de la lecture en marche, alors que, le nez plongé sur son livre, il avançait d'un pas relativement rapide sans jamais butter. Ses mains étaient froides et un peu crispées, mais il n'y prenait pas vraiment attention, tout occupé qu'il était à dévorer le livre récement récupéré chez un vieil ami de son grand père. Un livre relatant la manière dont les ésprits pouvaient aller et venir à travers la frêle barrière de la mort, et en terme sous entendu, du mode de vie des esprit et de leur retour à travers la chair. Certaines auraient appelés cela nécromancie. Etrange, dans les mains d'un exorciste. Mais c'était juste pour étudier un peu plus en avant la theorie, n'est ce pas?

Diouc gambadait joyeusement aux alentours du jeune homme, reniflant et urinant tous les 3 pas sur la moindre herbe qu'il rencontrait. C'était l'animal qui avait forcé Florelle à sortir de sa demeure ou il s'était refugié, volets fermés. Pas que grand monde vienne le voir. Mais il refusait systematiquement les demandes d'exorcismes, pretextant une indisposition. Il avait passé la nuit à jouer avec divers instruments occultes, sous le regard curieux et amusé des esprits de la maison, jusqu'à ce qu'au petit matin, son chien n'en puisse plus d'être enfermé. Vu l'heure, il ne risquait pas d'être ennuyé.

Avant de sortir, il avait reveti une longue veste au court col droit, qui aurait put sembler taillée sur mesure si elle n'avait accusée les signes de l'age avant tant d'insistance. Les mèches folles de sa chevelure coupées au rasoir et qu'il n'avait pas prit la peine de faire correctement retailler par la suite avaient été pour une rare fois attachés sur sa nuque, lui conférant étrangement une allure plus féminine en quelque sorte, accentué par la manière dont il portait ses lunettes, ou pour par ces longues mains fines qu'aucun travail n'avait usé. Sa petite silouhette aurait put accuser le coup, mais ses manières et la façon dont il marchait, ainsi que les traits de son visage, démontraient qu'il s'agissait bien la d'un jeune homme. Un jeune homme qui aurait tout d'un jeune homme de la haute s'il s'était vétu plus décement, et ne trainait pas à cette heure ci avec un épais livre usé dans les mains, pas plus que cette lueur un peu fievreuse dans les yeux qu'ont tous les passionés à un moment ou un autre.

Le nez au sol, Diouc se figea soudainement, un autre de ses sens titillés. Etre un chien medium n'est qu'une manière de renifler de plus. Beaucoup plus d'odeurs. Cette fois ci, c'était une odeur de mort, et en même temps attirante, qui fit se précipiter l'animal jusqu'à la frêle silouhette assise sur le banc. Le nez dans son livre, peu affecté par la monde exterieur, Florelle allait continuer son chemin sans appercevoir Lies lorsque les aboiement insistants de l'animal qui revenait vers lui en bondissant comme s'il avait trouvé quelque chose qui pourrait plaire à son maitre le ramenèrent à la realité. Florelle leva un regard ennuyé.

"Diouc, tu ne vois pas que je..."

Il Se coupa nette dans sa phrase, alors que ses sens médiumiques, précédements occultés par sa lecture, lui firent sentir en plein la sensation particulière qui émanait de la personne assise sur ce banc. Florelle avait rarement croisée de personne de ce genre. Il lui faisait penser à de la porcelaine trop fine qui aurait put manquer de se briser si un coup de vent trop violent se levait. Le jeune homme claqua de la langue, rapellant à lui son animal, et lui intimant par la même le silence. Le chien gemit, plaquant ses oreilles en arrière en signe d'escuse, avant de revenir vers Lies, pour frotter son museau noir sur ses genoux. L'être lui plaisait, par un étrange alchimie. Les animaux pensent beaucoup plus simplement que les humains. Pour Diouc, sentir les esprits était confusement une chose agréable, aussi Lies, en tant que necromant, était comme une materialisation de ces esprits.

Florelle prit une expression genée, répliant son livre, gardant la page avec un doigt, indécis quand à la conduite à prendre.

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Lies Aislin
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Message Posté le : 31/01/2008 19:13:28    Sujet du message : L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tot Répondre en citant

Le chien s'était arrété juste devant lui, fourrant presque son museau sur sa cuisse, avec toute la bonne humeur que pouvait avoir un animal. C'était un brave animal de son point de vue, typé berger allemand, un chien de belle taille qui arriverait surement à sa taille une fois debout. Pourtant, il n'était en rien effrayant, surement à cause de cette longue langue rose déroulée comme un serpentin hors de cette gueule aux longs crocs. Malgré son apparente amabilité, Lies le lorgnait avec méfiance. Il n'avait pas que de bons souvenirs de rencontres avec la gent canine. Apparemment, la plupart des canidés n'approuvaient guère l'odeur de mort qu'il portait avec lui, pourtant si infime que le nez humain ne la percevait pas. Mais pas celui-ci, qui le témoigna de plus belle en posant sa grosse tête sur sa cuisse. Il se demanda un instant si l'animal allait lui baver dessus.
Curieux qu'il puisse sans broncher toucher un cadavre, et se sente mal à l'aise en face de bave animal. Mettez çà sur le dos de la condition humaine et de ses humeurs changeantes.

Evidemment, un tel animal, non sauvage et clairement habitué à l'humain, ne pouvait divaguer seul en place publique. En levant les yeux sur le propriétaire, le nécromant s'était attendu à un quelconque valet engoncé dans sa livrée, pressé dans finir avec cette corvée matinale dont il ne pouvait se débarasser, ou bien peut être à quelque petit noble s'offrant un loisir matinale. Pas de lady à cette heure indue, et l'animal était bien trop encombrant pour servir de chien de salon. Mais son intuition se révélait fausse, puisque c'était un jeune homme qui s'approchait rapidement, un épais livre entre ces mains. Un étudiant ? C'était probable, vu sa mise dépareillée et son obsession à garder son nez plongé dans son livre. Lies ne se clamait pas être un grand connaisseur de l'âme humaine, et encore moins des modes, mais il finissait par avoir observé un grand nombre de personnalités différentes.

Le jeune homme sortit le nez de son livre, et se précipita vers lui, apparemment géné du comportement de son chien. Vu de plus près, il n'était pas si jeune qu'il en avait eu l'impression. Un jeune adulte plutot qu'un jeune homme oui, adouci par son expression et ses longs cheveux, à la démarche hésitante maintenant qu'il s'approchait de lui après que son chien ai refusé de revenir à son pied.

Le blond aurait préféré le contraire. Ce n'était nullement l'heure ou le lieu pour un contact social, même si il doutait qu'il existe une heure où il aurait eu plaisir à rencontrer quelqu'un. Plus jeune, il avait apprécié les discussions stimulantes avec d'autres jeunes gens, avec des maitres plus agés avec des opinions différentes. Puis le temps avait passé, et il avait découvert que les gens intéressants n'étaient pas courants, et qu'il se sentait aussi bien sans l'obligation de frayer avec les humains. De plus, en étant honnête, il mettait les gens aussi mal à l'aise que lui ne se sentait pas à sa place avec eux.

Pourtant un détail lui fit changer son habituel comportement quand le jeune homme se rapprocha du banc où il était assis. Il était médium. Suffisament pour qu'il le sente, et que cela présente un intéret chez lui. Rencontrer quelqu'un qui partageait ses connaissances était parfois rassurant, un plaisir secret identique à celui de rencontrer quelqu'un de confession identique lorsque l'on était expatrié depuis bien trop longtemps.

" Bonjour. Votre chien a l'air d'humeur facétieuse."

Lies eut un léger sourire, un sourire patient d'adulte envers un enfant joueur, en regardant l'énorme livre que l'homme tenait dans ses mains. De son point de vue, il ne pouvait voir la tranche où lire les pages, et donc, deviner de quoi il pouvait parler.

" Il doit y avoir de meilleurs endroits pour étudier ."
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Florelle St Just
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Message Posté le : 02/02/2008 22:09:01    Sujet du message : L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tot Répondre en citant

S'il avait eut vent du cours des pensées de Lies, certainement Florelle en aurait il été outré. Son chien ne bavait pas et faisait partie des animaux les plus poli de la terre, et des plus appropriés aux appartements anglais malgré sa taille ! Mais rien ne laissait transparaitre des idées du necromant alors qu'il levait son regard clair vers le jeune exorciste. Son expression par contre, un instant comme franchement ennuyé, en disait plus long sur le ressentit qu'il avait à avoir le jeune homme s'approcher de lui. Gené, Florelle évita son regard, s'appretant à attraper son chien par les poils, à défaut de collier, et à le tirer bien loin. C'est alors qu'il sentit, lui aussi, ce qu'il émanait de cet homme. Il leva soudainement le regard vers lui, un peu detendu, un peu reconforté, à l'idée d'être avec quelqu'un "comme lui". A la verité, il avait la sensation qu'il n'y avait désormais plus qu'avec les mediums qu'il était à son aise, les autres n'étant qu'accesoire.

Un sourire, un regard, qui lui fit rapprocher son livre de lui même comme pour le proteger. L'aura de l'homme était à la fois si familière, et à la fois si différente...Il émanait de lui comme une odeur de tombeau, et de mort. Un sentiment étrange qui, bizarrement, ne le mettait pas plus mal à l'aise que ça.

"Bonjour...Navré, je ne voulais pas vous déranger, je...Je voulais sortir pour me raffraichir un peu les idées"

Il eut un leger rire de connivence, laissant sous entendre qu'il n'avait pas dormi, comme bon nombre de personnages de leur type. Et à regarder l'air fatigué de son interlocuteur, il pouvait déduire qu'il en était de même pour lui. Il tendit la main pour la poser sur la nuque de Diouc. Celui ci, pensant à un jeu, se redressa brutalement sur ses pattes arrières, bousculant le livre d'un coup de tête poilue. L'ouvrage échappa des mains fines du jeune homme, tombant sur les genoux de Lies qui le rattrapa dans un geste reflexe. Figé, Florelle se tordit les mains avec angoisse.

"Mon...Monsieur ? Vous vous êtes fait mal? Je..."

Il n'alla pas plus en avant, mortifié.
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Lies Aislin
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Message Posté le : 02/02/2008 23:24:21    Sujet du message : L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tot Répondre en citant

Le jeune homme s'excusa de sa présence d'une voix légèrement déraillée après ce qu'il devinait avoir été une nuit blanche. Au moins était-il tombé sur un jeune étudiant un peu paumé, promenant son chien, mais semblant pour le moins inoffensif, et pas sur quelqu'un doué de mauvaises intentions, ou sur un groupe de jeunes gens à moitié ivres et près à montrer leur supériorité à tous ceux qu'il croiserait. Se promener dans les beaux quartiers au petit matin n'était pas si sans danger qu'on aurait pu le croire. Encore maintenant, Lies se demandait si ils avaient mis sur le compte de la boisson les apparitions auquel ils avaient du faire face. Donner un peu de substance à un esprit pour qu'il soit visible du commun des mortels était un exercice épuisant pour le nécromant qui s'y prétait, mais le résutalt avait été à la valeur de l'effort : jouissif.
Avec l'age, il avait tendance à se montrer plus subtile qu'extravagant, mais il avait parfois des petits moments où le coté théatrale de son adolescence passée à errer de village en village revenait.

" Je vous en prie, le parc ne m'appartient pas."

Il était aisé de se montrer bienveillant et rassurant envers les gens plus jeunes que lui. Si il ne se montrait pas assidu et forcément très agréable envers les gens, il n'en était pas pour autant un monstre capable uniquement par grognement ou monosyllables. De par sa voix, douce et cristalline, de par son apparence, presque transparente, il y avait peu de chance que Lies soit effrayant. Par opposition, il devenait rassurant, une voix que l'on ne peut qu'écouter. Si les choses avaient été différentes, si sa façon de voir le monde avait été différent, peut-être aurait-il pu apprendre à se servir de cet avantage... mais au final ce n'était qu'un détail, quelque chose qui se remarquait parallèlement à son visage trop pale et ses yeux cernés.

Le chien aboya et se redressa, surprenant le nécromant comme son propriétaire. Lies attrapa plus ou moins maladroitement le livre qui lui attérit sur les genoux. Heureusement qu'il ne se l'était pas pris sur la tête, le livre, un vieil ouvrage relié dans un cuir vieilli, pesait son poids. Habitué aux livres, il ne résista pas au plaisir de lire le titre. Titre que le figea dans une abime de contemplation. Le nom de l'auteur ne lui était pas inconnu; c'était un vieux nécromant qui avait oeuvré une dizaine d'années avant sa naissance, connu surtout pour sa quête à vouloir faire comprendre que la nécromancie n'était pas une science du diable. Les circonstances de sa mort n'avaient pas été élucidées, car le corps jamais retrouvé. Il y avait eu , et avait encore beaucoup de rumeurs sur un possible meurtre, ou un suicide forcé. Cela avait renforcé l'isolement et le mutisme des nécromants.

Lies ouvrit le livre, regardant en diagonal le prologue de l'auteur avant de relever son visage vers Florelle. Son expression ne montrait rien de ce qu'il pouvait ressentir réellement.

" Un livre intéressant. Dangereux aussi. Certains ont fini sur le bucher à cause de livres de ce genre. D'autres à l'asile."

Lies ne cherchait pas à effrayer le jeune homme, mais la nécromancie n'était pas quelque chose de sans danger, ni même d'apprécié ou de soutenu. La pratiquer, n'y faire même que s'y intéressé, était déjà s'exposer à des dangers.
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