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Aquarelle Londonienne
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Francesca Abbatelli
Cantatrice

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Message Posté le : 18/07/2007 21:35:10    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

[Milles excuses pour le retard cher ami, je ne vous avait pas oublié... le travail m'avait épuisé]

Francesca devait arrêter ses petites lamentations enfantines. Elle avait choisi cette vie, connaissant les avantages… et les inconvénients. Même si elle les avait enfouis au placard, ils étaient présents dans sa vie, jour après jour. Elle devait simplement les accepter… ou changer de voie. Et cette deuxième option était tout à fait hors de question. Elle chanterait pour son unique plaisir. Point final. Elle ignorait les autres qui ne comprendraient pas.

Elle se leva, s’agrippant à la poignée de la porte. Elle se posta devant le petit miroir fêlé et craquelé, essayant de replacer sa robe ainsi que ces cheveux tous affaissés. Les douces boucles qui encadraient son visage n’étaient maintenant que nœuds et frisous désordonnés.

Quoi qu’il en soit, elle devait se ressaisir. Tant pour elle que pour Valentini. Depuis combien de temps était-elle là à le faire attendre? C’était totalement honteux de sa part. S’enfuir comme ça devant lui, sans explications. Le faire attendre, tout seul…avec ce serveur qui devait le regarder avec un regard plein de reproches peut-être? Alors que ce charmant jeune homme, Alessandro, avait eu la gentillesse de rester avec elle… Elle n’avait vraiment aucun respect. Elle prit donc une grande respiration, laissant tomber sa tête vers l’arrière. Elle se demandait comment elle pourrait sortir de cette pièce sans avoir l’air idiote. Mais bon, elle le méritait. C’était le prix à payer pour avoir l’avoir fait attendre.

Or, elle n’était pas aussi forte qu’elle en avait l’air… parfois. La voilà qui tremblotait des mains. Celles-ci, posées sur la poignée, elle ouvra la porte, le regard vers le sol. Elle se sentait déjà rougir, c’était trop tard pour être discrète. La porte avait fait un de ces vacarmes en s’ouvrant. Avec le silence de mort qui régnait dans la pièce, il n’y avait aucune chance qu’on ne l’entende pas sortir.

Elle leva la tête et vu Alessandro devant le foyer qui crépitait tout doucement. Il était toujours tourné vers les flammes et ne l’avait pas vu encore. Entendu sûrement, c’était même certain, mais au moins elle n’avait pas eu à supporter son regard sur elle. Et dire que ce qu’elle voulait, dans tout son égoïsme, c’était d’être dans ces bras….

Elle voulait remonter le temps, avant cet épisode de faiblesse qui maintenant allait changer la vision qu’Alessandro pouvait avoir d’elle. Elle s’en voulait tellement. À mi-chemin entre le foyer et sa cachette, elle s’arrêta et regarda la chevelure d’Alessandro puisque celui-ci était toujours de dos. Elle prit une grande inspiration avant d’ouvrir la bouche et enfin prononcé un mot.

« Si vous saviez comme je suis désolé… »

Ça avait été si difficile qu’elle n’avait pas supporté de garder la tête haute, son menton s’affaissant vers le bas.

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Message Posté le : 18/07/2007 21:35:10    Sujet du message : Publicité

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Alessandro Valentini
Londonien

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Inscrit le: 14 Juin 2007
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Message Posté le : 23/05/2008 23:50:43    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

Les minutes passaient, passaient et elle ne revenait pas, et Alessandro fixait toujours les flammes sans plus les voir. Commençait-il à douter ? Stupide voyons, ça ne lui arrivait jamais, il lui était même déjà difficile de se sentir réellement en état de nerfs, et le léger picotement qui parcourait ses paumes pour le moment était donc déjà une sensation exceptionnelle, provoquée de plus par... un être humain. C’était peut-être cela qui l’intriguait au final, ou bien tout simplement était-il trop plongé dans le rôle qu’il avait commencé avant de s’y prendre lui-même.
Qu’importe, il n’avait plus le temps d’y réfléchir à présent : derrière lui, la porte s’était ouverte, mais son ouïe inhumaine avait déjà capté les pas légers, hésitants, si délicatement hésitants de Francesca. Il ne se retourna pas pourtant, ne lui présentant que son dos comme s’il était plongé encore dans la contemplation des flammes alors que toute son attention était fixée sur elle, uniquement.

Plus de bruit, elle s’immobilisait ? Quelques mots lui parvinrent et d’un mouvement vif, il lui fit enfin face, laissant transparaître dans son expression une surprise qui n’était pas vraiment feinte comme il s’étonnait néanmoins de l’embarras si manifeste de la jeune femme. Douce et fragile... Encore une fois, le vampire dut repousser ses instincts comme parcourant rapidement la distance qui les séparait, il se saisissait de la main de Francesca, une étreinte aussi légère qu’audacieuse, ce dont il ne parut pas se rendre compte alors qu’il fixait à nouveau dans les iris d’émeraude son regard sombre :

« Non, c’est moi qui vous demande pardon, répliqua t-il précipitamment. Je n’aurais pas dû poser cette question, c’était... terriblement malvenu et indiscret de ma part. »

Il sourit pourtant, avec ce mélange de douceur, de culpabilité et... autre chose encore d’inqualifiable comme il enregistrait chaque trait, chaque expression du gracieux visage de madone levé vers lui. Il la regardait oui... et ne pouvait s’empêcher de deviner, par leur proximité, la chaleur de cette vie, de ce sang, de cette âme d’une sincérité qu’il avait perdu semblait-il. Le trouble d’Alessandro n’était pas feint pourtant... mais pour connaître et détester tragiquement son état de vampire, il craignait que la raison n’en soit pas que la peine qu’il avait infligé à la jeune femme mais plutôt... quelque pulsion incontrôlable qu’il refusait plus que jamais en cet instant. Il soutint encore son regard si vert avant de baisser les yeux.

« Je pars à l’instant si vous l’ordonnez ! Jamais je ne voudrais que ma présence vous soit désagréable de quelque façon. »

Et qu’importe l’orage qui battait son plein.

[en espérant que la reprise ne sera pas trop maladroite...]
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Francesca Abbatelli
Cantatrice

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Message Posté le : 24/05/2008 17:27:08    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

Francesca ne s’attendait à rien de la part de l’homme devant elle. Elle ne pensait plus à rien. Elle était là, immobile dans ce café, oubliant tous ceux qui prenaient tranquillement leur thé non loin d’eux. Elle ne se préoccupait pas du fait qu’ils regardaient probablement la scène, curieux. Quand Valentini se tourna et s’approcha d’elle aussitôt, elle revient sur terre. Complètement désemparée, elle aurait bien voulu rentrer dans le plancher, puis rester cachée ainsi pour l’éternité. Valentini, qui faisait tout ce qu’il fallait depuis la première fois qu’ils avaient croisé leur regard, n'avait pas d’endurer de tels caprices, de tels enfantillages.

Quand il lui demanda pardon, regrettant ces paroles, elle le regardait droit dans les yeux, hypnotisée, semblant y chercher désespérément les mots justes pour lui répondre. Il était si charmant... Évidement, elle ne se doutait de rien… Comment pouvait-elle savoir qu’Alessandro avait un intérêt à cette rencontre… un intérêt vital. Francesca, incarnant l’innocence et la pureté, ne connaissait pas l’existence de ces autres créatures qui pullulaient à Londres.

La fin de sa phrase résonnait encore quand elle en prit conscience. Sa question n’avait pas été indiscrète, loin de là. Si Francesca avait été capable de laisser ses émotions de côté, elle aurait pu répondre simplement, peut-être même avec un brin d’humour. Or, il avait fallut qu’elle déballe toute son histoire, celle qu’elle avait pourtant gardé enfouie depuis très longtemps. Probablement qu’elle s’était sentie à l’aise avec lui. Elle avait senti qu’il pouvait comprendre, qu’elle pouvait se confier. Il n’était définitivement pas en tord dans cette histoire.

Francesca regardait toujours Alessandro quand elle sortit de sa torpeur et réalisa qu’il lui tenait la main. La froideur de sa main la faisait tressaillir. Comment pouvait-il avoir la peau aussi glaciale? Était-ce la pluie de l’orage qui… non c’était impossible, il était devant ce feu depuis au moins 15 minutes. Les flammes l’auraient réchauffé… Était-il malade alors?

Je pars à l’instant si vous l’ordonnez!

Quoi? Mais pourquoi? Avait-elle dit quelque chose? Même si elle avait terriblement honte, la dernière chose qu’elle voulait c’était qu’il la quitte maintenant.

« Vous êtes très gentil, mais vous n’avez pas à vous excuser de quoi que ce soit, tout est de ma faute. Je ne peux vous obliger à rester ici, mais sachez que votre présence me sera toujours agréable. »

Un sourire commençait à peine à se dessiner sur son visage quand elle se rappela ce qu’elle avait pensé plutôt.

« Mais vous… est-ce que vous vous sentez bien? Votre main est glaciale… Peut-être devriez-vous rentrer vous reposer et vous réchauffer? C’est ma faute, vous avez pris froid par ce temps orageux…»

Elle plaça ensuite son autre main par-dessus la sienne pour essayer de la réchauffer, inquiète pour lui.

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Alessandro Valentini
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Message Posté le : 25/05/2008 20:45:48    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

Il ne sut pas vraiment s’il était heureux ou effrayé de sa réponse. Si elle avait rejeté sa présence, du moins les risques auraient-ils été... limités. Mais le début de sourire qui naissait sur les lèvres de la jeune femme lui dit temporairement oublier ces réflexions, et il commença à sourire à son tour, ne desserrant pas encore cette étreinte autour de la main de Francesca. La question qu’elle lui posa le laissa cependant interdit un moment. Glaciale, sa main ? Oui, la chaleur de la vie quittait progressivement son sang et son corps, malgré la chaleur des flammes, ou même celle de la jeune femme qui tenait à présent étroitement sa main entre les siennes. Cette tiédeur gagnait superficiellement sa peau, mais mourait tout aussi vite, avalée par son corps. Qu’il détestait cela... la sensation de la mort qui reprenait ses droits. Il conserva son sourire, mais baissa un moment les yeux sur leurs mains jointes.
Partir maintenant, trouver quelqu’un pour... elle lui en donnait l’opportunité, mais fuir en cet instant précis équivaudrait d’une certaine façon à faire comprendre à Francesca qu’il ne désirait guère restait en sa présence... Devinait-il sentimental ? Il décida d’une solution intermédiaire, risquée et prudente :

« Vraiment ? Peut-être avez-vous raison... ma santé est bien fragile, mais j’ai tendance à l’oublier, j’en suis seul responsable. »

Son sourire se teinta d’amusement. Regardant à travers la vitre, il fit semblant de vérifier que l’orage n’avait toujours pas cessé.

« Attendons encore ici jusqu’à ce que la pluie cesse puisque vous me le permettez... ensuite il semble que je serai malheureusement obligé de vous quitter. »

Oh, mais n’était-il pas au milieu du café ? Quelques personnes, fuyant la pluie glaciale comme eux, avaient fini par s’installer et jetaient de temps en temps des regards dans leur direction, il le savait sans même les regarder. Qu’importer après tout... Entraînant doucement la jeune femme vers leur table délaissée, il ne défit l’étreinte de ses mains chaudes que pour revenir s’asseoir en face d’elle. De toute façon, mieux valait ne pas tenter le diable, n’est-ce pas...

« Ces pluies interminables de Londres sont parfois fatigantes... je regretterais presque Milan, certains jours. »

Ou comment ramener la conversation en terrain peu risqué, le temps que les esprits s’apaisent. Il se sentait lui-même bien moins nonchalant qu’à l’ordinaire.
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Francesca Abbatelli
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Message Posté le : 28/05/2008 22:22:00    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

Francesca était ravie d’entendre sa réponse. Valentini démontrait à la fois qu’il ne voulait pas la quitter et à la fois qu’il prendrait soin de lui puisqu’il attendrait que la pluie ait cessé pour retourner chez lui. Le parfait équilibre entre le cœur et la raison. Cela plaisait bien à la demoiselle. Elle n’appréciait pas ces jeunes admirateurs en extase qui n’avaient rien entre les deux oreilles et qui proclamaient haut et fort qu’ils feraient tout pour elle - mais là, absolument tout - . C’était parfaitement idiot.

Mais revenons à nos moutons… Après cette crise passagère, les deux tourtereaux retournèrent à leur table où reposaient encore leurs tasses à moitié vide. À leur côté, la pluie martelait toujours les carreaux de la fenêtre. Peut-être était-ce une dernière bourrasque avant que la tempête ne se termine enfin? Ils l’espéraient sans doute tous les deux. Il se faisait tard et la cantatrice avait depuis longtemps retardé l’heure de son coucher. Sa vie personnelle était en effet très stricte et avait toujours été dictée par sa vie professionnelle. Cela était probablement le cas de beaucoup d’autres, mais Francesca se devait de faire particulièrement attention à sa santé, car beaucoup de gens en dépendaient... Ça serait la fin de Covent Garden si la grande Francesca Abbatelli ne s’y présentait plus.

« Hum, Milan, magnifique ville, vous avez du goût très cher! Je regrette de ne pas avoir passé plus de temps en Italie… Mon père voyageait beaucoup… mais lorsqu’il rencontra ma mère, une Londonienne, il s’établit quelques temps ici. J’ai passé toute ma jeunesse dans cette ville, je n’ai vu l’Italie que récemment, lors d’une représentation à laquelle j’avais été invitée. Ce fut une joie d’admirer leur magnifique opéra, la Scala. »

Francesca approcha ses lèvres de sa tasse afin de se désaltérer. À l’extérieur, la pluie semblait avoir cessé. Les flaques d’eau qui couvraient le sol étaient limpides, sans rides. S’il avait fait soleil, nous aurions sans doute pu observer un arc-en-ciel. Or, à cette heure il faisait nuit noir. La ruelle n’était éclairée que part de petites lanternes dont la lumière faiblarde atteignait à peine le sol.

« Tiens, il semblerait que l’orage se soit enfin terminé… »

Francesca était incapable de mentir car, malgré son sourire, il était aisé de reconnaître une pointe de déception dans sa voix. Elle savait au fond d’elle que cette rencontre se terminerait et qu’elle ne reverrait sans doute jamais cet individu, aussi charmant soit-il. Cette escapade ne fut donc qu’une petite brèche de folie dans une vie parfois trop rigide et calculée…

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Alessandro Valentini
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Message Posté le : 29/05/2008 20:45:02    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

Les voilà assis, et à nouveau, il souriait légèrement tandis que la jeune femme parlait, jouant d’une main distraite avec sa tasse tout en écoutant son histoire. Ainsi elle était plus anglaise qu’italienne, d’une certaine façon... Un peu comme lui cependant, car en comparaison, il avait certes passé ses vingt premières années à Milan, mais bien plus d’un siècle en Angleterre par la suite. Etrange comme certaines années marquent plus que d’autres, mais ce n’était pas le moment d’être nostalgique. Il eut un rire bref et silencieux :

« Du goût, je ne sais pas, j’ai juste eu l’excellente idée d’y naître, et c’est une ville que je regretterai toujours... j’espère que vous aurez l’occasion de la découvrir davantage, un jour... »

Et voilà les souvenirs qui revenaient... curieusement, il avait l’impression que son état de vampire l’avait au fil des siècles rendu sentimental, et porté à la mélancolie, paradoxalement... il finirait comme Charles, difficile d’imaginer pire. Encore capable de se laisser troubler par cette jeune femme trop pure pour cette époque alors même que le simple geste de lever sa tasse pour boire lui faisait deviner la rougeur de ses lèvres, et aussi, cette veine bleutée qui palpitait imperceptiblement au creux de son poignet. Suivant son geste avec une certaine pensivité, il souriait du plaisir de sa compagnie, mais espérait aussi d’une certaine façon que l’orage se termine bientôt, car enfin, il n’était jamais bon de se laisser aller aux humeurs sombres. Il ne remarqua cependant que la pluie avait cessé que lorsque Francesca en fit la constatation, et relevant la tête, jeta un regard à travers la vitre. La subtile pointe de déception dans la voix de la jeune femme ne lui avait pas échappé.

« Vous avez raison... et il va être temps de se séparer, je le crains, nous avons tous deux nos propres obligations. » conclut-il dans un sourire discret en ramenant son regard sur elle. Récupérant sa veste à présent sèche sur le dossier de sa chaise pour y prendre son portefeuille, il déposa sur le coin de sa soucoupe de quoi payer leurs consommations sans s’interrompre pour autant : « Souhaitez-vous que je vous raccompagne jusque chez vous ? Vous avez dit habiter loin, or il fait déjà nuit noire. »

Non pas que le quartier soit vraiment dangereux... il n’y rôdait que quelques faux gentlemen aux canines un peu trop longues, et lui tiendrait bien encore quelques miles son rôle de personne civilisée, du moins le pensait-il. Enfin, tout dépendrait de la réponse de Francesca ; il était sans doute stupide de vouloir prolonger un peu plus une rencontre à laquelle il aurait déjà dû mettre fin.
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Francesca Abbatelli
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Message Posté le : 02/06/2008 16:29:08    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

Francesca suivait Alessandro du regard alors qu’il s’approcha d’elle pour reprendre sa veste. Après qu’il ait payé, elle se releva et se mit en face de lui. Il est vrai qu’elle serait sans doute davantage en sécurité si elle était accompagnée d’un homme pour la défendre en cas de besoin. Cependant, elle ne voulait pas infliger une si longue marche à cet homme qui avait tant besoin de repos et qui était sans doute très malade. Elle sourit malgré tout à sa suggestion et pris sa main dans la sienne.

« J’apprécie beaucoup cette attention de votre part, mais je ne crois pas qu’avec votre état il serait une bonne idée de vous retarder davantage. Vous devez aller vous reposer. », dit-elle en le regardant tendrement.

La décision finale appartenait à Mr. Valentini désormais. Francesca, quoiqu’elle appréciait de se retrouver en bonne compagnie, n’avait pas particulièrement peur de se retrouver seule. Elle n’avait pas toujours conscience des dangers en réalité, ce qui lui attirait souvent quelques ennuis. De toute façon n’était-il pas dans le quartier de Mayfair? Il ne pouvait rien lui arriver de mal.

Elle venait de faire un pas vers la porte quand elle se retourna brusquement faisant voler sa robe à volant et ses cheveux bouclés autour d’elle.

« Oh, Mr. Valentini, promettez-moi que lorsque vous vous porterez mieux, nous pourrons nous revoir? J’en serais très heureuse… »

Entre lui et la porte, elle attendait, les yeux brillants comme un enfant. Évidement, elle ne savait pas qui il était pour oser lui demander une telle chose et prendre un tel risque. Peut-être avait-il réussit à se retenir cette fois, mais une fois n’est pas coutume…

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Alessandro Valentini
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Message Posté le : 20/06/2008 21:07:18    Sujet du message : Aquarelle Londonienne Répondre en citant

De nouveau elle prit sa main, et la chaleur de la peau de la jeune femme comparée à la froideur de la sienne lui fit comprendre une fois de plus à quel point chaque minute comptait avant qu’il ne perde ses moyens. Elle avait certes raison... et sa compagnie ne ferait que la mettre plus en danger qu’elle ne le serait seule. Le quartier était tranquille et plutôt protégé. Il sourit doucement, un sourire peut-être un peu confus, et hocha lentement la tête :

« Vous dites sans doute vrai, accorda t-il finalement, alors qu’ils se dirigeaient vers la porte. Il vaut mieux que je vous laisse. »

Un pas. Elle se retourna vers lui. La revoir ? Il demeura un instant silencieux, le visage peut-être plus grave qu’à l’ordinaire, comme s’il cherchait un sens profond aux paroles de Francesca, ou bien pesait le pour et le contre. Elle avait un tel regard en cet instant, à la fois candide et...
Lentement, un nouveau sourire étira les lèvres pâles du vampire, qui n’était ni sarcastique, ni même amusé, pour une fois.

« Je vous en fais la promesse solennelle, signorina. Je suis persuadé que nous nous reverrons bientôt. »

Il ne serait pas bien difficile pour lui de la retrouver... qui ne connaissait pas la Prima Donna ? La devançant, il ouvrit la porte et s’écarta pour la laisser passer, dernier élan de courtoisie avant qu’il ne parte chasser.

[désolé pour le retard =_=]
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Message Posté le : 21/11/2018 12:45:34    Sujet du message : Aquarelle Londonienne

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